Festival des Monts de la Madeleine

 
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LE BILAN ARTISTIQUE DU FESTIVAL 2003

Festival Monts de la Madeleine

Quatre volets sont développés :

- Les hommes
l'Organisation,
les Enfants, les Musiciens, le Public, les Commercants
- Les œuvres
- Les instruments
- Les perspectives

1- Bilan Artisitique
2- Les Musiciens

Les Hommes Festival Monts de la Madeleine
L’organisation :
C’est un élément capital puisque l’organisation a permis de rencontrer des personnes de tous horizons, qui, à priori ne se seraient pas retrouvées mélées à cette formidable aventure de ce premier festival.
Les élus, représentants de collectivités locales, les professionnels mais aussi les amateurs de musique, les commerçants, la presse, les parents d’élèves.

Des témoignages des parrains et marraines de ce festival, courrier des maires, association, rencontres , appels téléphoniques, ce fut une période un « peu folle » qui débuta en janvier 2003 pour aller crescendo jusqu’en septembre 2003.

L’organisation d’un tel festival a permis mille rencontres et il faut ici en citer trois qui sont représentatives:
-La rencontre avec le compositeur Mr Fabrice Rabuteau qui a débouché sur la composition et l’exécution d’une œuvre conçue spécialement pour le festival.
-La rencontre avec un généalogiste féru de poésie Mr Jean Mathieu qui a su merveilleusement bien allier poésie et musique lors d’un récital chez l’habitant.
- La rencontre avec Mme Josette Alviset étourdie par la qualité du concert final et qui ouvre pour le futur, un répertoire de quelque 8000 partitions pour le festival 2004.

Il est impossible de citer tout le monde, mais à l’étonnement et la curiosité –voire le scepticisme- du premier entretien ont vite succédés des encouragements pour se terminer par l’enthousiasme.
Ceci est particulièrement vrai pour nos élus et il faut les remercier pour avoir osé.

Les enfants :
C’est un noyau de 30 enfants, qui a oscillé jusqu’à 50 enfants qui ont enchantés les musiciens 6 jours durant.
En effet, tous les matins du lundi au samedi, de 9heures à 12 heures, les enfants ont pu bénéficier d’un éveil musical. Première partie de la matinée réservée aux chants choral qui ont été chantés lors du concert du 2 août à St Nicolas des Biefs. Deuxième partie, connaissance des instruments (loués ou apportés par les musiciens) avec mise à l’essai.
Pas de limitation à un seul instrument, les choix étant libres et multiples. Enfin cours individuels pour ceux qui avaient fait leur choix et possibilité d’assister aux répétitions en vue des concerts.
Un concert pour enfants (gratuit pour les enfants) a eu un vif succès avec Pierre et le loup. La presse s’en est largement fait l’écho.
Une sensibilisation, une joie dans la musique qui a fait demander à certains parents quelle était la date du prochain stage afin de prendre leurs congés en conséquence.

Les musiciens :
Expérience pédagogique pour certains avec les enfants, partage de leurs connaissances pour d’autre le contact avec les enfants fut un moteur fédérateur.

Des œuvres ont été travaillées avant le festival car elles nécessitaient un travail important, et il faut citer le Pentatête et le Quatuor Tétras qui ont exécuté des œuvres maîtresses comme le sextuor de Poulenc ou le quatuor de Chostakovitch.

Un travail de reconnaissance des « autres » instrumentistes a permis une éclosion finale assez phénoménale dans l’éxécution des œuvres pour l’orchestre du festival regroupant l’ensemble des musiciens.
Phénomène extraordinaire, des amis des musiciens eux même instrumentistes sont venus étoffer l’orchestre du festival pour le plaisir de la musique.
Les musiciens sont repartis plus riches d’œuvres jouées en public, cumulant une expérience supplémentaire de musicien d’orchestre et de vie en collectivité.

A noter également les « récitals chez l’habitant » qui ont permis aux musiciens de roder un programme et s’exprimer en soliste devant un auditoire, cela leur étant bénéfique pour leurs concours futurs.
Une révélation, celle de Vincent Legoupil qui a montré des prédispositions insoupçonnées et incontestables pour la direction d’orchestre, et qui devrait aborder cette discipline en 2003-2004 en classe d’Orchestre.

Ce festival est avant tout fait pour les jeunes musiciens, issus des CNR, CNSM ou autres voies (et c’est dans ces « autres voies » que l’on peut se rendre compte que certains de ces jeunes n’ont rien à envier aux grandes filières) et qui sont en attente de poste en France ou à l’étranger.

Le public :
700 entrées pour ce premier festival
Une constante quelque soit les auditeurs des concerts ou récitals : la qualité, c’est ce que le public retenait, très souvent surpris puis le plaisir partagé de la musique.

A chaque concert, une présentation des œuvres était inscrite dans le programme, relayée par une présentation personnalisée.

Des auditeurs ont suivi les musiciens aussi bien dans l’Allier que dans la Loire avec assiduité, découvrant un répertoire connu et moins connu dans des lieux souvent inconnus d’eux-même.

Le verre de l’amitié qui suivait en général chaque concert a été l’occasion d’échanges avec les musiciens, leur public, les élus.

L’objectif de la « musique en milieu rural » a démontré qu’un public enthousiaste était au rendez-vous. La variété des musiques proposées n’y est pas étrangère.

Les commerçants :
Cela peut paraître inattendu de voir figurer les commerçants dans un bilan artistique, mais sans eux, la communication n’aurait pu se faire et le public n’aurait pas pu être informé. Le festival a trouvé un écho très favorable auprès des commerçants et un relais efficace.

En retour, le festival a apporté un chiffre d’affaire appréciable pour les communes des Monts de la Madeleine soit directement (hébergement, restauration) soit indirectement (public, vacanciers).

Les œuvres Festival Monts de la Madeleine
(Cf programmes joints)

Une création : « un air de rien » de Fabrice Rabouteau.
Deux fois exécutée et dirigée par le compositeur lui-même. Cette œuvre écrite spécialement pour l’effectif de l’orchestre du festival a eu un beau succès, d’autant plus mérité qu’il y eu osmose entre ce que voulait le compositeur et les musiciens. Le public a apprécié cette connivence entre cette œuvre, le festival et les musiciens. De plus cet « air de rien » était parfaitement intégré au reste du programme.

Des points forts de ce festival, il y en eu beaucoup, et on ne peut tous les citer :
Une merveilleuse interprétation du sextuor de Poulenc ainsi que la sonate pour clarinette et piano .
Au programme à Nizerolles, la petite musique de nuit de Mozart connu de tout le monde mais aussi une découverte pour la majorité du public qui n’a cependant pas adhéré à 100% : le quatuor de Chostakovitch. Un vol du bourdon époustouflant interprété par le Pentatête (Les élèves ont rejoint voire dépassés leurs maîtres). Une méditation de Thaïs emprunte d’émotion de sobriété, et puis les arrangements d’un quintette de cuivre particulièrement bien exécutés.
Des oeuvres connues du répertoire, courtes, dynamiques, (Danse du feu, Carmen etc) ont permis d’alterner des œuvres moins connues (Gymnopédies) pour le plus grand plaisir du public.
Autres points forts, les récitals chez l’habitant (Cf annexe)

Les instruments Festival Monts de la Madeleine
Au quatuor à corde traditionnel s’est adjoint une formation peu connue, le quintette à vent, puis un quintette de cuivres. Les formations se sont exprimées seules et ensemble dans les deux concerts finaux.
L’adjonction de deux pianistes a permis des formations plus variées allant de la sonate (piano :violon ou clarinette ou flûte) a des trios (piano, violon, violoncelle) un sextuor pour aboutir à l’orchestre final, et à propos de la qualité sonore de cet orchestre, il faut citer Mme Alviset : « on a eu l’impression qu’il y avait là un orchestre quasi symphonique ». Cela met également en valeur le travail d’orchestration effectué par deux musiciens du Pentatête qui ont su retranscrire tout le sens des œuvres proposées.
Les instruments ont été au cœur du stage d’éveil musical pour les enfants et lors du concert de Pierre et le loup.
Un grand merci à Mr Crosses qui a su consentir des tarifs abordables pour les prêts d’instruments et permettre ainsi une découverte réussie pour les enfants.

Les perspectives d’avenir Festival Monts de la Madeleine
Tout le monde attend le festival 2004, le travail préliminaire est en bonne voie. L’objectif reste le même : permettre à des jeunes de communiquer leur savoir faire, leur gaité au travers de concerts variés de qualité, de récitals, et d’apporter un élan musical auprès des enfants mais aussi auprès des populations du monde rural.

Mais ce qui paraît plus important, c’est l’attente de beaucoup de parents de pouvoir faire bénéficier leurs enfants d’une éducation musicale -langage universel- dans une structure à créer au sein des Monts de la Madeleine.

Des contacts constructifs auprès d’élus comme le Conseiller général de la Loire Mr Bartholin, Mr Saby maire de Renaison, Mr Magot-Dussot maire d’Ambierle, Mr Blettery maire de St Nicolas des Biefs, Mme Jonin maire de Chatelus, Mr Neu du Conseil général de l’Allier, Mr Chamussy de Châtel Montagne, les directeurs d’écoles de musique de Vichy, la Gamec, Mme Alviset etc laissent augurer d’une avancée rapide dans ce domaine.

Festival 2003, essai réussi au delà des espérances, cap sur 2004 avec des projets artistiques ambitieux mais atteignables et des perspectives culturelles pour les enfants des Monts de la Madeleine.

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